Histoire de la ville

Une terre où s’unissent deux rivières, l’Allier et l’Alagnon, au lieu–dit du Saut du Loup.
Deux mondes qui se rencontrent, l’un industriel, l’autre agricole.
Treize nationalités qui composent le fond de la population.

Le blason

Le blason moderne, en terme non héraldique, représente de haut en bas :

la fertile campagne alluvionnaire de l’Allier, dominée par le château Cocu, l’Allier qui serpente et partage la commune, puis le sous-sol minier rehaussé de la couronne des Ducs d’Auvergne.

En 1998, les deux noms Auzat-sur-Allier et La Combelle ont été fusionnés en Auzat – La Combelle

La rive droite de l’Allier


Elle accueille le vieux bourg d’AUZAT-SUR-ALLIER et le quartier récent de la Matelle, dominés par les collines qui atteignent le plateau où est installé Aubiat.

AUZAT-SUR-ALLIER garde le charme inhérent aux bourgs vignerons avec ses toits de tuiles rouges et son Eglise Saint-Géraud datant des XIIème et XIVème siècles, édifice d’ origine romane agrandi aux époques gothiques et modernes, inscrite aux Monuments Historiques.

On peut observer du château Cocu (Moyen Âge) que quelques vestiges (tour ronde et mur portant les restes d’une cheminée) sur le piton rocheux en allant vers le lieu-dit le Saut-du-Loup en direction du Breuil-sur-Couze (également inscrit aux Monuments Historiques).

La rive gauche de l’Allier


Sur cette rive se situent les villages de LA COMBELLE, Tansac et Le Théron.

LA COMBELLE a connu un développement extraordinaire grâce à l’exploitation minière, et reste par son patrimoine un témoin de ce passé de labeur. (Chevalement, Chambre Chaude, Château d’eau, Infirmerie, Chapelle des mineurs).
Au début du XXe siècle, avant l’avènement des transports ferroviaires et routiers, Auzat-sur-Allier a été un port actif sur l’Allier pour l’activité minière de La Combelle : approvisionnement en bois provenant du haut-Allier pour étayer les galeries et livraison en aval du charbon (vers Cournon d’Auvergne).
Il subsiste encore, dans Auzat bourg, une partie du bâtiment de la Batellerie d’Auzat avec l’ancre de marine sculptée dans la pierre.

Le site des Graves rassemble le Chevalement et la Chambre Chaude :

Le Chevalement (le premier fabriqué en métal) se situe au dessus d’un puits foncé de 1913 à 1915 (5 mètres de diamètre). En 1920, il s’est arrêté à 680 mètres, ce qui fait de lui le plus profond, et a été mis en service en 1924. D’une hauteur de 54 mètres, il supportait les molettes guidant les câbles pour descendre et remonter la cage, contenant 32 mineurs.

La Chambre Chaude, construite en 1923, comprenait la « Salle des Pendus » dans la partie centrale, les effets personnels des mineurs étant suspendus en haut, montés et descendus au moyen d’une chaînette. De chaque côté se trouvaient les douches. De 1950 à 1966, les élèves des écoles de la commune y avaient accès une fois par semaine. Après avoir fermé ses portes pendant plusieurs années, la Chambre Chaude a réouvert il y a peu, et accueille maintenant des spectacles et autres repas dansants.

Le saut du Loup


Une légende raconte qu’une bergère se serait sauvée sur ce piton en esquivant l’attaque d’un loup qui aurait sauté dans le vide emporté par son élan ; donnant ainsi le nom à ce lieu-dit.

Une autre explication plus plausible : Saut-du-loup viendrait de « saut de l’eau » en référence à la chute de l’Allier, du fait de l’ancienne barrière rocheuse à l’aplomb du pont sur l’Allier (la trace de l’exploitation de cette barrière est bien visible au tout début de la route d’Orsonnette, mais cela ne précise pas ce que pouvait être la hauteur de la chute).